Projet de laboratoire

L'Atelier du Museau — un e-commerce dont chaque visuel est généré par une IA

Portraits d'art d'animaux générés par IA et imprimés à la demande, projet interne — France

L'Atelier du Museau — page d'accueil : une photo de chien et son portrait d'art généré par IA

En bref

L'Atelier du Museau est une boutique en ligne de portraits d'art de chiens et de chats. La photo de l'animal est transformée en portrait par un modèle de génération d'images, dans le style choisi, puis imprimée à la demande par un imprimeur européen, en poster ou sous cadre, et livrée en France. Ce n'est pas une commande client : c'est un projet maison, sur lequel nous avons réuni ce qu'une boutique classique ne demande jamais. Un produit fabriqué par une IA à chaque visite, un coût payé à chaque génération, une offre gratuite qui ne doit pas devenir une faille, trois prestataires qui doivent rester d'accord sur l'état d'une commande, et l'obligation de dire au client que l'image est générée par IA. Au 13 octobre 2026, son plan de site compte cent trente-cinq adresses, dont trente-neuf pages de styles, soixante fiches races et huit pages d'occasions.

Client
L'Atelier du Museau
Zone
France
Délai
Socle construit en 8 jours
Le contexte

Le problème à résoudre

Nous construisons des boutiques en ligne et des outils branchés sur des modèles d'IA. Restait à savoir ce qui se passe quand les deux se rencontrent dans le même produit. Un modèle de génération d'images se paie à l'appel, répond en quelques secondes ou ne répond pas, et produit un résultat que le client doit voir et valider avant qu'on l'imprime. Le paiement, l'impression et la livraison passent par des prestataires distincts, qui doivent rester d'accord sur l'état de chaque commande. Et l'article 50 du règlement européen sur l'IA, applicable à partir du 2 août 2026, impose de signaler un contenu généré. Le portrait d'animal réunissait ces contraintes sur un produit que tout le monde comprend en une phrase. D'où ce projet interne, sans client et sans obligation de résultat, sur lequel les erreurs se commettent à nos frais et pas à ceux d'un client.

La réalisation

Ce que nous avons construit

Les décisions structurantes du projet L'Atelier du Museau.

De la photo au cadre, un parcours en cinq étapes

Le visiteur téléverse une photo, précise l'animal, choisit l'orientation et un style, puis reçoit son portrait. Avant toute génération, la photo passe par un contrôle automatique de contenu confié à Google Cloud Vision, un service de Google interrogé dans sa zone européenne : une image refusée ne coûte pas d'appel au modèle. Le portrait se décline en plusieurs variantes, se retouche par une consigne écrite, et peut réunir deux animaux dans la même composition. Le format et le cadre se choisissent ensuite, et le paiement ne se fait que sur une image que le client a vue.

La génération confiée à un modèle, la ressemblance confiée aux consignes

Les portraits sont produits par des modèles de génération d'images, Nano Banana 2 par défaut, appelés via fal.ai, une plateforme qui donne accès aux modèles. Le modèle ne fait pas la qualité du produit : chaque style porte sa propre direction artistique, que les styles les plus travaillés précisent en composition, lumière et fond, et toutes sont rédigées pour conserver la race, le pelage et le regard de l'animal photographié. Le catalogue a été étendu jusqu'à cent vingt-deux styles en avril 2026, puis resserré : trente-neuf sont publiés au 13 octobre 2026. Les styles retirés de la vitrine restent connus du système, pour que les portraits déjà générés dans ces styles continuent de s'afficher.

Imprimé à la demande en Europe, sans stock

Aucun objet n'est fabriqué à l'avance. Un paiement validé déclenche une commande chez Gelato, un imprimeur à la demande dont le réseau d'impression européen produit et expédie le poster ou le cadre : dix formats, de l'A5 à l'A1, en poster qualité musée ou encadré bois. Au-delà de l'A4, l'image est agrandie par un second modèle avant l'envoi à l'impression. Le suivi revient par notification de l'imprimeur, et une tâche planifiée renvoie toutes les quinze minutes à l'imprimeur les commandes payées qui ne lui sont pas parvenues. Sur sa fabrication, le projet s'en tient à ce qu'il peut montrer : conçu en France, imprimé en Europe.

Trois prestataires, une seule vérité sur la commande

Le prestataire de paiement Stripe encaisse, Gelato imprime, le service d'envoi d'emails Resend écrit au client, et chacun peut répondre en retard, deux fois ou pas du tout. La commande est donc suivie étape par étape côté serveur : la signature de chaque notification de paiement est vérifiée, et un verrou posé avant l'appel à l'imprimeur empêche qu'une même commande soit imprimée deux fois quand le paiement, la relance planifiée et une relance manuelle arrivent en même temps. L'image commandée est figée sur la commande elle-même : changer de variante ensuite ne change pas ce qui part à l'impression.

Dix générations offertes, puis des packs de crédits

Trois générations sans inscription, sept de plus après la création d'un compte, puis deux packs payants sans expiration : vingt crédits à 4,99 € et cent crédits à 19,99 €. Les crédits achetés sont consommés avant les crédits offerts, et chaque commande payée en ajoute vingt. Une offre gratuite sur un produit généré par IA n'est pas un geste commercial anodin : chaque génération offerte est un appel payé au modèle. Le quota se contrôle donc côté serveur, et la revue du 9 septembre 2026 a fermé la possibilité de le remettre à zéro en se reconnectant.

Article 50 de l'AI Act : dire que l'image est générée

Le calendrier du projet a été tenu par une date : le 2 août 2026, entrée en application de l'obligation de transparence sur les contenus générés. La mention « Image générée par IA » figure sur chaque aperçu et dans les emails de commande, et accompagne l'ordre envoyé à l'imprimeur. Le filigrane invisible que le modèle pose dans ses images est préservé, parce que l'image générée n'est jamais réencodée avant d'être stockée. Les conditions d'utilisation interdisent de le retirer. Côté données, les photos sont stockées en Europe et supprimées trente jours après leur téléversement.

Une page par style, par race et par occasion

Le référencement repose sur des pages générées à partir des données du catalogue, chacune avec son contenu éditorial : trente-neuf pages de styles, trente races de chiens et trente races de chats, huit occasions de cadeau et treize articles de journal au 13 octobre 2026. Le nombre de styles affiché sur le site est calculé depuis le catalogue au lieu d'être écrit à la main. La FAQ de l'accueil est une seule source, qui alimente à la fois la page, ses données structurées et le fichier lu par les moteurs de réponse. Le plan du site ne donne de date de modification qu'aux pages qui en ont une réelle.

Retirer ce qu'on ne peut pas prouver

Un site construit en quelques jours accumule des formules que personne n'a confrontées aux données. Les 10 et 11 septembre 2026, une relecture factuelle a repris chaque affirmation publiée, pages, fiches races et styles, emails et fichier destiné aux moteurs de réponse, et retiré celles que le dépôt ne permettait pas d'étayer, notamment des formules de popularité et des décomptes écrits en dur. La règle qui en sort est la même que pour nos clients : une boutique n'affirme que ce qu'elle peut montrer, et ce qu'elle ne peut pas montrer, elle ne l'écrit pas.

Une panne silencieuse, et ce qu'on en a tiré

En août 2026, l'accès au modèle a été suspendu, faute de crédit prépayé chez le fournisseur. Les générations ont échoué sans déclencher d'alerte, et le point d'étape du 9 septembre l'a mis au jour. Les correctifs ont été livrés le jour même : remboursement automatique du crédit quand une génération échoue, clôture des générations bloquées au-delà de dix minutes, et alerte par email à l'administrateur dès qu'une série d'échecs se produit ou qu'une commande payée n'est pas transmise à l'imprimeur. Un produit qui dépend d'un service payé à l'appel doit surveiller ce service, sinon c'est le client qui découvre la panne.

Stack technique

Next.js 16React 19TypeScriptTailwind CSS 4shadcn/uiConvex (région UE)ClerkStripefal.ai (Nano Banana 2)Google Cloud VisionGelatoCloudflare R2ResendVercel
Le suivi

Depuis la livraison

Huit jours pour le socle, du premier commit à l'identité visuelle définitive, puis des passes de mise en conformité et de correction. Voici les étapes qui comptent, datées par l'historique du dépôt.

21 avril 2026

Premier commit et parcours de génération

Le dépôt est créé, et le parcours complet y entre le même jour : téléversement de la photo, contrôle de contenu, choix du style, génération et compteur de crédits.

22 avril 2026

Commande, impression et mise en production

Tunnel de commande branché sur l'imprimeur, emails de cycle de vie, purge planifiée des photos et espace client.

23 avril 2026

Premier réglage du paiement réel

En mode réel, le paiement est d'abord limité à la carte bancaire, et un paramètre fiscal incompatible est retiré. Le paiement en trois fois suit deux jours plus tard.

24 avril 2026

Catalogue, pages programmatiques et packs de crédits

Pages de styles, de races et d'occasions générées, catalogue étendu puis resserré, portrait de deux animaux dans la même composition, quota de dix générations offertes et packs de crédits payants.

26 avril 2026

Races, occasions et variantes

Contenu éditorial des vingt-cinq premières fiches races et des huit pages d'occasions de cadeau, et génération en une, trois ou cinq variantes.

28 avril 2026

Identité visuelle définitive

Refonte du logo et de la marque, et maquettes de cadres à l'échelle réelle pour comparer les formats.

6 juillet 2026

Mentions légales et levée des points bloquants

Mentions légales de l'éditeur réel, et une série de corrections avant l'échéance du 2 août : données personnelles, relance des commandes non transmises, packs, emails et référencement.

9 septembre 2026

Point d'étape et correctifs

Inventaire complet des plateformes et deux revues de code. Le jour même : remboursement des crédits sur échec, alertes à l'administrateur, verrou sur la transmission à l'imprimeur et quota gratuit fermé à la remise à zéro.

11 septembre 2026

Relecture factuelle

Deux jours de relecture de chaque affirmation publiée, pages, fiches, emails et fichier destiné aux moteurs de réponse. Ce que le dépôt ne permettait pas d'étayer a été retiré.

FAQ

Questions fréquentes — L'Atelier du Museau

Pour mettre en production, à ses frais, ce qu'un client finira par demander : une boutique dont le produit est fabriqué par un modèle d'IA, payé à l'appel, imprimé par un tiers. Ces sujets ne s'apprennent pas sur une démonstration, ils apparaissent sous des paiements réels et des prestataires qui tombent en panne. Le faire sur un projet maison signifie que le client ne paie pas notre apprentissage. C'est aussi pourquoi L'Atelier du Museau ne figure pas parmi nos références commerciales : ce n'est pas une commande, et le présenter comme telle serait malhonnête.

Sur L'Atelier du Museau, la mention « Image générée par IA » figure sur chaque aperçu et dans les emails de commande, et accompagne l'ordre envoyé à l'imprimeur. Le filigrane invisible posé par le modèle est conservé, parce que l'image générée n'est jamais réencodée avant d'être stockée, et les conditions d'utilisation interdisent de le retirer. C'est la façon dont nous avons appliqué l'article 50 du règlement européen sur l'IA, applicable depuis le 2 août 2026, pas une consultation juridique : pour votre propre cas, les obligations dépendent de ce que vous générez et de qui le voit.

Chaque génération offerte est un appel payé au modèle, donc une offre gratuite se conçoit comme une dépense à plafonner. Sur L'Atelier du Museau, le quota de dix générations est tenu côté serveur, un crédit est remboursé automatiquement quand la génération échoue, et les générations supplémentaires passent par des packs de crédits payants. La revue de code du 9 septembre 2026 a montré qu'un quota mal tenu se contourne facilement : c'est un point à traiter dès le cadrage, pas après la première facture du fournisseur.

Oui, avec un imprimeur à la demande. Ici, Gelato produit et expédie chaque poster ou cadre depuis son réseau européen, dès que le paiement est validé, et son suivi revient automatiquement dans la boutique. Deux points demandent du soin : verrouiller la transmission pour qu'une commande ne parte jamais deux fois, et traiter le droit de rétractation, qui ne s'applique pas à un produit personnalisé. Le client le reconnaît en cochant lui-même une case, non précochée, avant de payer.

Il en produit si on le laisse faire. Les pages de L'Atelier du Museau sont générées depuis les données du catalogue, mais chacune porte un contenu éditorial propre : histoire et traits visuels d'une race, grammaire visuelle d'un style, idées pour une occasion. Le nombre de styles affiché est calculé depuis le catalogue, et le plan du site ne date que les pages réellement modifiées. Au 13 octobre 2026, il compte cent trente-cinq adresses.

Portfolio

D'autres projets livrés

Veille de réputation sur les modèles d'IA, projet interne

Excubia

Excubia interroge huit modèles d'intelligence artificielle sur ce qu'ils racontent d'une entreprise, fait analyser chaque réponse par un modèle juge, et publie un bulletin daté : score de réputation, citations à risque reproduites mot pour mot, part de voix face aux concurrents et plan d'action à cocher. Ce n'est pas une commande client : c'est le terrain sur lequel nous avons mis en production ce qu'un site vitrine ne demande jamais — des appels aux modèles qui tournent en tâche de fond, des analyses planifiées qui se déclenchent sans personne, un abonnement récurrent qui décide de droits d'accès, et des données personnelles à effacer sur demande. Contrairement à notre autre projet de laboratoire, celui-ci n'a pas été éteint après son audit de coûts : il tourne, il facture et il envoie ses bulletins.

Atelier d'impression 3D, décoration fabriquée à la commande

RE3DLINE

RE3DLINE est un atelier d'impression 3D installé à Guérande qui fabrique des objets de décoration en PLA biosourcé, à la commande. Nous avons construit sa boutique en ligne autour de son ERP Odoo, dans les deux sens : le catalogue est lu depuis l'ERP, et chaque commande payée y redescend en bon de commande sans ressaisie. La boutique a continué d'évoluer depuis : personnalisation des pièces pilotée depuis Odoo, récapitulatif de production envoyé chaque matin à l'atelier, livraison ouverte aux vingt-sept pays de l'Union européenne, version anglaise complète, et un journal de treize articles. Au 5 août 2026, cent sept références réparties en huit collections sont en ligne.

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